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Le système d'enseignement supérieur La réforme de l’enseignement supérieur et l’architecture des enseignements à trois cycles de formation « Licence – Master – Doctorat (LMD)» répond à deux enjeux majeurs :
· La conciliation de la démocratisation de l’accès à l’enseignement supérieur et la demande sociale de plus en plus importante en enseignement supérieur (plus d’un 1 200 000 étudiants actuellement), · La mondialisation et son corollaire une économie globalisée où les nations les plus compétitives sont celles qui possèdent le savoir, la maîtrise de la technologie et une économie performante ; créative et innovante. Aujourd’hui, les pays les plus performants et les leaders économiques mondiaux sont ceux qui possèdent un système d’enseignement supérieur performant. La réforme LMD : Sur le plan des enseignements, le système LMD se caractérise par: 1. une nouvelle architecture des enseignements, 2. une réorganisation des enseignements, 3. des contenus des programmes pédagogiques innovants, 4. de nouvelles pratiques pédagogiques, 5. une nouvelle approche de construction de l’offre de formation. 1. Nouvelle architecture des enseignements L’architecture LMD (Licence-Master-Doctorat) des enseignements est simple. Elle offre une meilleure lisibilité des diplômes aux niveaux national et international. Elle s’articule en trois cycles de formation :
Les formations sont regroupées en domaines de formation. Un domaine de formation est un ensemble cohérent regroupant plusieurs disciplines. Exemples : le domaine Sciences et techniques (ST) comprend une diversité de disciplines parmi lesquelles nous pouvons citer: · l’électronique · le génie des procédés · le génie mécanique Les formations sont proposées sous la forme d’offres de formation qui se déclinent en: Domaine – filière – spécialité 2.1 Unité d’enseignement L’unité d’enseignement (UE) est constituée d’une ou plusieurs matières. Chaque UE est pondérée par un coefficient et mesurée en crédits. Il y a plusieurs types d’U.E : Les enseignements de découverte introduisent une dimension transdisciplinaire et pluridisciplinaire qui offre un espace de liberté dans lequel l’étudiant trouve l’opportunité de connaître d’autres disciplines dont il ne soupçonnait pas, dans la plupart des cas, ni l’existence ni encore moins l’importance et qui pourraient susciter son intérêt. Cette ouverture a le mérite de proposer à l’étudiant d’autres perspectives d’avenir et de lui offrir, ainsi, des passerelles lui permettant la construction d’un parcours de formation compatible avec ses aspirations et où il peut exprimer le mieux ses aptitudes. Les enseignements transversaux (informatique, langues étrangères, méthodologie, histoire des sciences…) complètent la formation de l’étudiant en élargissant son champ de connaissances par l’acquisition d’une bonne culture générale, l’apprentissage des langues étrangères, la familiarisation avec l’outil informatique, la maîtrise des techniques méthodologiques d’élaboration et de conduite de projets professionnels 2.3. Le crédit : Le crédit est l’unité de compte qui permet de mesurer le travail de l’étudiant pendant le semestre (cours, TD, TP, stage, mémoire, travail personnel…). A titre d’exemple : certains établissements d’enseignement supérieur considèrent un (01) crédit comme l’équivalent de 20 heures à 25 heures)par semaine de travail de l’étudiant, selon les disciplines. Les crédits sont capitalisables et transférables d’un parcours à un autre. 2.3.1. Crédits capitalisables : Chaque matière ou chaque UE acquise par un étudiant emporte les crédits qui lui sont affectés. Ils appartiennent à l’étudiant. Ils sont capitalisables. 2.3.2. Crédits transférables : Lors d’une réorientation d’une filière à une autre ou lors d’un changement d’établissement, l’étudiant conserve les crédits acquis et les fait valoir dans son nouveau parcours ou dans son nouveau établissement Les deux premiers cycles de formation (la licence et le master) sont, ainsi, mesurés en crédits et ne sont pas comptabilisés en années d’étudesIl faut réunir 180 crédits pour obtenir la Licence Il faut réunir 120 crédits, après la Licence, pour obtenir le Master
Les programmes pédagogiques Les contenus des programmes pédagogiques doivent être conçus pour répondre à la satisfaction des besoins multiformes de la société et de l’économie Ils doivent amener l’étudiant à construire progressivement un parcours de formation qui reflète ses aptitudes et son projet d’avenir. Le cycle de licence comprend trois étapes : Une première étape, de 60 crédits, consacrée à l’initiation à la vie universitaire, à l’ouverture sur la diversité des disciplines universitaires et à l’acquisition de méthodes de travail et de réflexion, Une deuxième étape, de 60 crédits, consacrée à l’approfondissement des connaissances et à l’orientation des étudiants selon leurs aptitudes et leurs vœux, Une troisième étape, de 60 crédits, consacrée à la spécialisation proprement dite.
4.Nouvelles pratiques pédagogiques La réforme des enseignements privilégie l’accompagnement de l’étudiant dans son parcours de formation particulièrement par la mise en place du tutorat. Le tuteur est un enseignant ou un étudiant de fin de cycle de formation qui a pour mission d’accompagner l’étudiant et lui assurer une bonne insertion dans la vie universitaire. 5. une nouvelle approche de construction de l’offre de formation au ministère de définir la stratégie globale de l’enseignement supérieur et tracer les lignes directrices du schéma directeur national de la formation supérieure, aux établissements d’enseignement supérieur de définir et de proposer, dans le cadre de cette stratégie, leur propre politique de formation et de recherche en s’appuyant sur leurs compétences et les données et potentialités de leur environnement, Aux commissions régionales d’évaluation (CRE) et la commission nationale d’habilitation (CNH) de procéder à l’évaluation et la validation des formations proposées et à l’habilitation des établissements d’enseignement supérieur à assurer les enseignements correspondants. La formation supérieure se conçoit, en premier lieu, en termes d’objectifs académiques pour répondre à des besoins universitaires et/ou d’objectifs professionnels pour répondre aux besoins du secteur socio économique. L’élaboration des programmes d’enseignement par les enseignants eux même, regroupés en équipes de formation. Ils peuvent faire appel à des professionnels du secteur socioéconomique pour participer à l’élaboration des programmes et assurer des enseignements, La mobilisation des moyens humains, matériels et financiers nécessaires à leur réalisation; Ces éléments sont présentés sous la forme d’offres de formation. D’offrir un choix de parcours diversifié, Le passage d’une logique de parcours obligés à une logique de parcours plus fluides avec une part accrue d’individualisation : intégrant des approches transdisciplinaires et pluridisciplinaires Professionnalisants . l’orientation progressive de l’étudiant, en fonction de son projet professionnel ou personnel par un système de passerelles entre différent parcours. 5.2.Evaluation et Habilitation des offres de formation L’offre de formation est construite par l’équipe de formation et proposée par l’établissement sous forme d’un cahier des charges.
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