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Lettre de présentation du projet de charte éthique de l’université algérienne Lettre à la communauté universitaire ... Conformément à la loi relative à l’enseignement supérieur et à son décret d’application du 23 juin 2004, le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique a installé le Conseil National d’Ethique et de Déontologie Universitaire le 15 novembre 2005. Depuis cette date les professeurs qui composent ce conseil s’attellent à préparer un programme d’activités qui lui garantisse une adéquation aux missions définies par le texte de création du conseil. Dans le même temps, le conseil est désireux d’adopter une méthode qui traduise, avec sincérité, le souhait de ses membres d’être à l’écoute de toutes les attentes de la communauté universitaire, enseignants, étudiants, personnels technique et administratif, et qui soit par elle-même une démarche éthique, respectueuse de droits et des devoirs de tous les acteurs de l’université. Le conseil souhaite que ses travaux soient caractérisés par la transparence vis-à-vis de ces acteurs, mais aussi de toute la société algérienne qui crée et qui dépend de l’Université pour son développement. De cette façon les membres du conseil espèrent être digne de cette mission et proches de tous ceux qui ont bâti et font vivre l’université,en donnant d’abord une image fidèle des problématiques et des difficultés qu’ils rencontrent. L’université est un éminent service public chargé de propager le savoir dans un esprit démocratisation et de promotion intellectuelle et sociale. Elle est le lieu de la transmission des connaissances universelles tout autant que celui de la formation des citoyens et du développement d’une conscience social, grâce à une approche intellectuelle et critique .elle est animée par des adultes responsables, compétents, et équilibrés et elle contribue à l’édification d’une démocratie équitable et respectueuse de chacun. L’université a algérienne est actuellement un réseau de dizaines de villes universitaires dont les étudiants, un millier en 1962, avoisineront bientôt le million avec un effectif de 27.500 enseignants et de 43.000 travailleurs . Cette croissance exponentielle s’est faite à un rythme soutenu, avec son cortège de difficultés, dont les plus évidentes sont en rapport avec les questions de la démocratisation de l’enseignement, générant en des temps records un nombres très élevé d’étudiants, de la qualité de la formation et de son adéquation avec le modèle de développement socio-économique, du renforcement des structures d’excellence et de la décentralisation, de l’innovation pédagogique et de la recherche scientifique. C’est aussi par nature le cadre de la culture scientifique et technique, de l’excellence, de l’innovation et de la recherche, du travail personnel et des synergies. Ces hautes missions ne peuvent être accomplies que si les valeurs et les principes qui soutiennent et inspirent tout l’édifice institutionnel universitaire sont bien compris et traduits en comportements à tous les niveaux. L’éthique relève essentiellement d’une autodiscipline qui dépasse le consentement ou la seule soumission à agir selon les valeurs. le code de l’éthique est un code de bonne conduite ou chacune des composantes de l’université est impliquée ; il se doit d’être une individuelle et collective. En ce l’appropriant par conviction profonde, la communauté universitaire devient imprégnée des principes et d’une orientation qui devient, chaque jour conducteur de l’agir professionnel de cette institution. Autant de grands domaines et de problématiques complexes dont la solution n’a jamais été simple que se soit au plan individuel ou collectif et que l’héterogeneîté des compétences et des opinions aggravée par la croissance explosive et l’instabilité du système d’enseignement supérieur, rend encore plus difficiles. D’où la volonté de partager un inventaire lucide et loyal, qui soit loin de toute polémique stérile ou vision simpliste, de ces questionnements sur les valeurs et les comportements qui existent dans les relations entre la société algérienne et son université et à l’intérieur de l’université, entre les différents acteurs qui la font vivre. D’où la volonté d’affirmer que le conseil de l’éthique s’oblige à un fonctionnement qui privilégie et croit à l’idée de la responsabilité de chacun et de tous dans la promotion des comportements favorables au développement des hautes qualités morales qui sont la dignité et l’obligation de l’université. Ces qualités morales, autour desquelles est organisée la mission de ce conseil, peuvent et doivent redevenir le milieu dans lequel évoluent tous les acteurs de l’université pour qu’elle puisse remplir de façon responsable sa mission de développement humain et social, accomplir avec toute la compétence et sérénité, son existence de pensée critique et analytique. Le rôle des enseignants est évidemment au cœur de la dynamique de concrétisation des objectifs de cette mission exaltante et une attention particulière doit être portée au rehaussement, moral et matériel, de leur place dans la société. Un statut réellement valorisant pour les enseignant est un levier majeur pour la réhabilitation de l’acte pédagogique et représentante un bon indicateur du choix que fait que la société pour donner à l’université sa place qui lui permette d’assumer sa mission avec efficacité et dans la dignité, à un moment ou la fuite des cerveaux s’accélère. |



















